Publié le 30 novembre 2016

Saint-Martin

La population de saint-Martin établie par l’INSEE sur le recensement de 2013 est fixée à 36407 habitants (environ 45000 habitants pour la partie hollandaise). L’île regroupe entre 70 et 100 nationalités.

Démographie

La population de saint-Martin établie par l’INSEE sur le recensement de 2013 est fixée à 36407 habitants (environ 45000 habitants pour la partie hollandaise). L’île regroupe entre 70 et 100 nationalités.

En savoir plus : Site de l’INSEE

Géographie

L’île est située par 63°05 Ouest et 18°05 Nord sur le tropique du Cancer, au nord de l’arc antillais, à 180 km distance de Porto Rico et 250 km de la Guadeloupe et à seulement 25 km à l’ouest de l’île de Saint-Barthélemy.
Composée de deux parties, Grande Terre et Terres Basses, reliées entre elles par deux étroits cordons littoraux qui enferment l’étang salé de Simpson Bay, l’île de Saint-Martin couvre une superficie de 86 km² (dont 53 km² pour la partie française). Son point culminant se nomme « Pic Paradis » (424 m). Saint-Martin comprend par ailleurs plusieurs îlets : Tintamarre, Pinel, Cayes vertes, Petite clef ou Crowl Rock.

Climat

L’île connaît le climat océanique de la zone intertropicale de convergence, avec une saison dite "sèche" (de décembre à mai) et une saison dite "humide" (de juin à novembre). La température de l’air peut varier de 24°C à 35°C pour une moyenne annuelle d’environ 27°C.

Histoire

Les premières traces de peuplement remontent à 4 000 av. J.C. Vers l’an 800, l’île était dans la zone de peuplement des indiens Taïnos (Arawaks) qui y résidèrent et la nommèrent Oualichi (l’île des femmes). Au XIVe siècle, ils furent remplacés par le peuple Caraïbe. L’île aurait été découverte par Christophe COLOMB lors de son second voyage aux Antilles le 11 novembre 1493, jour de la Saint-Martin.
 
Occupée successivement par les Français, les Hollandais et les Espagnols qui l’abandonnèrent en 1648, elle fut reprise par les Français et les Hollandais. Ils signèrent le 13 mars 1648 le traité du Mont Concorde ou Concordia marquant la limite des deux souverainetés - une partie hollandaise (Sint-Marteen) au Sud et une partie française au Nord (Saint-Martin) - et instituant la libre circulation des marchandises.
 
Au cours du XVIIIème siècle, au gré des nombreuses guerres dans la région, Saint-Martin a été occupée à plusieurs reprises par des puissances étrangères (britanniques, espagnoles).
 
La souveraineté française sur la partie nord de l’île (53 des 86 km2) a été réaffirmée par le traité de Paris de 1816 puis fixée par une convention signée avec la Hollande le 28 novembre 1839.
 
A partir de 1816, le régime juridique de la Guadeloupe fut rendu applicable dans la partie française de Saint-Martin.
 
Le Conseil privé de la Guadeloupe adopte le 11 février 1850, une délibération approuvant un arrêté "qui concède à la dépendance de Saint-Martin de nouvelles immunités commerciales ainsi que des faveurs nouvelles pour encourager l’exploitation de ses salines", alors seules richesses de l’île. Une seconde délibération du 9 octobre 1862 autorise le gouverneur de la Guadeloupe à prendre plusieurs arrêtés qui dote Saint-Martin d’un régime de très large franchise commerciale, douanière et fiscale. Saint-Martin bénéficie aussi d’une part des recettes d’octroi perçues en Guadeloupe (décrets du 29 juin 1862 et du 11 mars 1879).
 
De 1946 à nos jours
En 1946, la partie française de l’île de Saint-Martin fut rattachée au département de la Guadeloupe en devenant une commune. En 1963, la sous-préfecture des Iles du Nord fut créée pour la gestion administrative des îles de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy, son siège fut installé à Marigot.
 
La loi constitutionnelle du 28 mars 2003 relative à l’organisation décentralisée de la République a profondément rénové le statut constitutionnel de l’Outre-Mer. Cette loi a défini le cadre d’éventuelles évolutions statutaires ou institutionnelles des collectivités ultra-marines.
 
En Guadeloupe, les élus ont présenté au Gouvernement plusieurs propositions d’évolution statutaire qu’ils souhaitaient voir soumis au suffrage des électeurs.
 
Ainsi, le 7 décembre 2003, une consultation des électeurs par voie de référendum fut organisée à Saint-Martin, selon les vœux exprimés par le conseil municipal sur l’évolution statutaire de l’île dans le cadre de l’article 74 de la Constitution (création d’une collectivité dotée d’un statut particulier). Le « oui » l’a emporté à hauteur de 76,17% avec un taux de participation de 44,18%.
La loi organique créant la nouvelle collectivité est en vigueur depuis le 15 juillet 2007.
 
Depuis le 17 avril 2013, Aline HANSON est présidente de la collectivité de Saint-Martin qui est composée d’un conseil territorial de 23 membres, d’un conseil exécutif de 7 membres issus du conseil territorial, et d'un conseil économique social et culturel de 23 membres issus de la société civile. Par ailleurs 6 conseils de quartier sont basés sur le territoire.
Le 22 octobre 2014, Guillaume ARNELL succède à Louis-constant FLEMING comme sénateur. Pour Saint-Barthélemy et Saint-Martin, en accord avec le redécoupage électoral de 2010, Daniel GIBBS occupe la fonction de député.
Les prochaines élections territoriales sont programmées en 2017.
 

La représentation de l'Etat

Jusqu’en 2007, l’organisation administrative des îles du nord était celle d’un arrondissement d’environ 40 000 habitants et ne tenait pas compte de trois particularités qui font de ces îles un cas unique :
  • l’éloignement géographique du reste du département (plus de 200 km) ;

  • les spécificités (historiques, culturelles, économiques) de deux îles très différentes du reste du territoire guadeloupéen nécessitant des politiques publiques adaptées ;

  • le contexte particulier saint-martinois, d’une île binationale régie par des règles très différentes tout en offrant aux nationaux la liberté de circulation et d’installation.

La création des deux collectivités a été accompagné d’un renforcement de la présence de l’Etat à Saint-Barthélemy et Saint-Martin. Le représentant de l’Etat est le préfet de la Guadeloupe, assisté d’un préfet délégué qui exerce, par une large délégation, la direction effective des services de l’Etat à Saint-Martin.
 
Fruits d’une large concertation avec les services de l’État et les élus locaux, les services de l’Etat sont regroupés au sein d’une délégation unique implantée à Saint-Martin, dénommée préfecture de Saint-Barthélemy et de Saint-Martin. Elle est chargée de concevoir et mettre en œuvre les politiques publiques sur son ressort territorial.
 
Le représentant de l’Etat peut recourir aux services déconcentrés de la Guadeloupe, en tant que de besoin, pour des missions que les services locaux présents à Saint-Martin et à Saint-Barthélemy ne seraient pas en capacité d’assurer.
Sur le plan fonctionnel, les services de la préfecture de « Saint-Barthélemy-Saint-Martin » sont composés des services de l’ancienne sous-préfecture et de ceux des antennes des directions départementales et régionales de l’Etat en Guadeloupe au sein de quatre services (cabinet, libertés publiques et affaires générales, aménagement et développement durable, cohésion sociale et action sanitaire) et deux pôles (affaires économiques et financières, éducation et culture).
 
Pour en savoir plus : Site de la préfecture 
 

Économie

L’Institut d’Emission des Départemets d’Outre-Mer (IEDOM) publie chaque année un rapport qui présente de façon détaillée la situation économique et financière de chaque département et collectivité.
 
La reprise de l’économie mondiale marque le pas en 2011. Ce ralentissement global s’explique notamment par la hausse du prix des matières premières, le renforcement des incertitudes liées à la dette publique des pays industrialisés et des ruptures d’approvisionnement liées à la catastrophe naturelle du Japon. Si la croissance est toujours soutenue dans les pays émergents, elle ralentit en raison des perspectives de croissance mondiale atones. La hausse des prix reste contenue dans les pays développés et les tensions inflationnistes tendent à s’atténuer dans les économies émergentes.
 
En 2011, les signes de redressement de l’économie de Saint-Martin observés en 2010 restent fragiles. Le secteur clé du tourisme connait une embellie à la faveur du dynamisme retrouvé de l’activité touristique dans la zone Caraïbe. En revanche, le BTP, autre pilier de la croissance locale et important pourvoyeur d’emploi, reste dans une conjoncture difficile.
 
Le nombre de visiteurs sur l’île atteint le pic historique de 2,3 millions en 2011, soit une hausse de 15 % par rapport à 2009. Le nombre de croisiéristes augmente notamment de +9,5 %, en phase avec le dynamisme observé dans le bassin caribéen. Ce rebond touche cependant principalement l’activité touristique du côté hollandais. L’activité hôtelière en partie française en profite moins : si le nombre de clients augmente (+ 2,5 %), les prix moyens sur l’ensemble de l’année sont restés faibles selon les professionnels.
 
L’activité du BTP connait de grandes difficultés depuis 2009. Le nombre de permis de construire accordés en 2011 diminue de 12 %, après une baisse de 23 % en 2010, et le manque de chantiers structurants impacte le volume d’activité. Les contraintes budgétaires, en particulier celles de la Collectivité, dont l’équilibre financier reste préoccupant pèsent sur la commande publique. Les entreprises du secteur demandent l’application de mesures d’accompagnement dans la gestion des dettes sociales.
 
L’encours des crédits sains consentis progresse de + 2,9 % sur un an, hors opération exceptionnelle réalisée par un établissement de la place. Le rythme de croissance des crédits aux ménages (+ 7,4 %), quoique toujours soutenu, est moins dynamique, en lien avec une croissance plus modérée des crédits à l’habitat (+6,5 %). Les crédits à la consommation restent bien orientés (+12,1 %). L’encours des crédits aux entreprises affiche en revanche une baisse (-2,2 %, hors opération exceptionnelle), qui révèle les difficultés persistantes rencontrées par ces acteurs économiques.
 
Les actifs financiers de la clientèle (293,9 millions d’euros) sont en repli de 1,6 % (- 4,6 millions d’euros) sur un an, après une hausse soutenue en 2010 (+ 17,3 %). La baisse observée est liée à la chute des dépôts à vue qui, après avoir connu une forte hausse en 2010, reculent de 6,8 % en 2011, signe d’une augmentation des tensions de trésorerie ressenties par les agents économiques. Le rythme de progression des placements liquides ou à court terme, quoique positif (+ 4,6 %) diminue, comme celui de l’épargne à long terme (+5,6 %).
 
Par agent économique, l’encours des actifs financiers des entreprises régresse de 3 %, tandis que celui des ménages est relativement stable (+ 0,2 % sur un an) après une croissance dynamique en 2010.

Vie pratique

Décalage horaire

Moins 5 heures en hiver et moins 6 heures en été.
Exemple : en hiver, lorsqu’il est midi (12h00) à Paris, il est 7h00 du matin à Saint-Martin.

Téléphone

Pour joindre la partie française à partir de l’hexagone, il faut composer le 05.90+les 6 chiffres de votre correspondant
Pour joindre la partie hollandaise à partir de la France, il faut composer le 00 + 599 + 54 + n° du correspondant.

Monnaie et banque

En partie Française, vous trouverez la B.N.P., la B.F.C., la B.D.A.F., le Crédit Mutuel et la BRED. En partie hollandaise, les principales banques sont les suivantes : First Caribbean Bank (Barclays) , RBTT (Royal Bank of Trinidad and Tobago) , WIB (Windward Island Bank) , Bank of Nova Scotia.
Les monnaies officielles sont d’une part l’euro (€) et d’autre part le guilder (NAF) pour la partie hollandaise. Le dollar est accepté sur toute l’île.
 

Circulation

A Saint-Martin et Sint-Maarten, le sens de la circulation est à droite. Tous les permis de conduire sont valables pour votre séjour.
Les bus sur cette île sont pour la plupart des camionnettes avec au maximum 12 places. Les taxis sont nombreux, à Marigot, ils se trouvent majoritairement sur le front de mer.

Eléctricité

110V - 50 Hz en partie hollandaise, 220V - 60 Hz dans la partie française.

Enseignement

L’enseignement public à Saint-Martin est le même qu’en métropole, il suit un calendrier identique. Saint-Martin comptait pour l’année scolaire 2009- 2010, 35 établissements scolaires de premier et second degré dont 20 appartenaient au secteur public. Ces établissements publics ont accueilli respectivement 5 223 et 3 732 élèves.
Plus d’infos sur le site du rectorat de Guadeloupe :

Santé

La législation et la réglementation médicale est la même que dans l’hexagone. Saint-Martin dispose d’une infrastructure médicale et hospitalière, avec le centre hospitalier de Marigot, comparable à celle existante dans un département métropolitain. Aucune vaccination particulière n’est exigée.
Pour en savoir plus, site de l’Agence Régionale de Santé de la Guadeloupe

Déssertes aériennes et maritimes

L’île de Saint-Martin compte deux aéroports : l’aéroport Espérance Grand-Case, situé en partie française, et l’aéroport international Princess Juliana, en zone hollandaise, qui peut recevoir des avions gros porteurs, mais dont la piste trop courte ne permet pas les liaisons directes à pleine charge vers l’Europe. En 2009, 633 076 passagers ont atterri à Saint-Martin hors transit, parmi eux, 69.5 % ont débarqué en partie hollandaise.
Des liaisons maritimes régulières permettent de rejoindre Saint-Barthélémy et Anguilla.

Adresses & liens utiles

Administration

Sous-préfecture de Saint-Martin
Route du Fort, Le Marigot
97150 Saint-Martin
Tel : 05 90 29 09 19
Fax : 05 90 87 53 95
Internet : www.saint-barth-saint-martin.pref.gouv.fr

 

Collectivité de Saint-Martin
Rue de l’hôtel de Ville - BP 374
97150 Saint-Martin
Tel : 05 90 87 50 04
Fax : 05 90 87 88 53
Internet : www.com-saint-martin.fr

Tourisme

Office du Tourisme de Saint-Martin
Route de Sandy Ground, Marigot
97150 Saint-Martin
Tel : 05 90 87 57 21
Fax : 05 90 87 56 43
Internet : iledesaintmartin.org
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