Publié le 29 novembre 2016

Polynésie française - Informations pratiques

Toutes les informations pratiques pour préparer un séjour ou une installation en Polynésie française

Décalage horaire

Le décalage horaire est de 11 heures en hiver et 12 heures en été.
Exemple : en hiver, lorsqu’il est 7h00 du matin le samedi à Paris, il est 20h00 le vendredi à Papeete.

Téléphone

Pour joindre le territoire, composer le 00. 689 + les huit chiffres du numéro du correspondant.

Electricité

220 volts ; prises françaises. La fréquence est de 60 hertz et non pas de 50 hertz comme en métropole.

Monnaie et banques

Le privilège de l’émission appartient à l’institut d’émission d’Outre-Mer qui met en circulation des billets et de la monnaie métallique libellés en francs CFP (1000 francs CFP équivalent à 8,38 euros).
Le réseau bancaire comprend cinq banques et sept sociétés financières. Les banques sont regroupées au sein d’une section locale de l’association française des banques qui fixe les conditions de placement des opérations bancaires et les taux de rémunération des dépôts dans le cadre de la réglementation en vigueur.

Animaux domestiques

La Polynésie française étant indemne de rage, l’importation directe de chiens et de chats en provenance de France y est interdite. En revanche, une autorisation d’importation dérogatoire peut être délivrée. Sachez toutefois que vos animaux devront subir une quarantaine d’un mois minimum. Aucune quarantaine n’est encore agréée en Polynésie française. Vous devez vous rapprocher du Service du développement rural afin de connaître le protocole de quarantaine en vigueur.
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Enseignement

En application de l’article 6 de la loi portant le statut d’autonomie de la Polynésie française n° 96-312 du 12 avril 1996, l’enseignement primaire et secondaire relève de la compétence du gouvernement local, les classes post-baccalauréat et l’enseignement supérieur de celle de l’Etat.
 
La Polynésie française compte 236 établissements du 1er degré (écoles maternelles et primaires et enseignement spécialisé), et 99 établissements du second degré.
 
Pour l’année scolaire 2007, l’enseignement du 1er degré comptait 42.188 élèves, celui du second degré, concernait 33.845 élèves.
 
Le calendrier scolaire n’est pas tout à fait calqué sur celui de la Métropole, du fait des spécificités climatiques notamment : les grandes vacances sont plus courtes (50 jours environ) au profit des vacances de Noël (environ 1 mois). Mais l’Etat garantit la valeur nationale des diplômes.
En outre, la Polynésie française dispose d’une compétence totale en matière d’action éducatrice. Ce sont les mairies qui prennent les inscriptions, qui se font généralement vers le mois de mai.
La Polynésie française offre un système éducatif varié avec des établissements dans tous les domaines.
 
L’université de la Polynésie française, établissement public à caractère scientifique, culturel et professionnel, est implantée à Outumaoro, sur la commune de Punaauia. Créée en 1987, autonome depuis 1999, elle est un pôle universitaire fort de près de 30 années d’activités d’enseignement et de recherche.
Au titre de l’année universitaire 2015/2016, l’UPF comptait 3606 étudiants préparant un diplôme d’État ou d’université, répartis entre ses trois départements, le service de la formation continue et l’ESPE.
 
L’université a accueilli 34 doctorants et 170 stagiaires à l’Institut Confucius (hors étudiants UPF).
 
Au 1er septembre 2015, l’université dispose d’une centaine d’enseignants permanents dont 73 enseignants-chercheurs (17 professeurs des universités et 53 maîtres de conférences), 33 enseignants du second degré et 3 attachés temporaires d’enseignement et de recherche (ATER). Elle fait par ailleurs appel à près de 200 enseignants vacataires et missionnaires.
En outre, elle compte 76 personnels titulaires des bibliothèques, ingénieurs, administratifs, techniciens, ouvriers et de service (BIATSS) ainsi que d’une vingtaine de personnels contractuels. S’étendant sur plus de 12 hectares, dont plus de 19 000 m2 de bâtiments, le campus universitaire d’Outumaoro comprend notamment des bâtiments d’enseignement (amphithéâtres, salles de cours, salles de travaux pratiques, salles informatiques…), des laboratoires de recherche, une bibliothèque universitaire, une cité de 72 chambres, un restaurant universitaire et une cafétéria pour permettre aux étudiants et aux personnels de déjeuner sur place.
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Santé

La Polynésie disposait en 2007 de plus de 610 lits d’hospitalisation dans le secteur public et de 260 lits dans le secteur privé.
 
La majorité du personnel médical est constituée de médecins publics. Les médecins libéraux exercent surtout sur l’île de Tahiti.
 
L’équipement sanitaire de la Polynésie française comprend un centre hospitalier territorial, un hôpital psychiatrique, six hôpitaux généraux et vingt-deux centres médicaux et dispensaires urbains ou ruraux.
 
Aucun vaccin n’est demandé excepté pour les passagers en provenance de pays infectés (fièvre jaune).
 
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Social

La protection sociale est assurée par la Caisse de prévoyance sociale qui couvre la quasi-totalité des risques et des secteurs d’activité. Les fonctionnaires et agents des organismes publics de l’Etat relèvent du régime de protection sociale métropolitain, ils sont gérés par la CPS qui a passé des conventions avec les organismes nationaux de sécurité sociale.
Un régime de protection sociale généralisée est entré en vigueur au 1er janvier 1995.
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Culture

La culture polynésienne est millénaire. Elle s’exprime aujourd’hui dans de nombreuses activités telles que la chanson (art oratoire : ’orero, rauti tama’i), la musique, la danse, l’artisanat (tressage, tapa…), le tatouage, les sports traditionnels (pirogues, porter de pierre…), le surf…
 
Il n’y a pas de langue polynésienne unique. Si le français est la langue officielle, le tahitien reste une langue très usitée. D’autres langues existent dans différents archipels (langue marquisienne, des Australes, parlers des Tuamotu-Gambier). Il faut aussi signaler le parler hakka des Chinois de Tahiti. Les langues polynésiennes ont toutes en commun la même souche et sont linguistiquement une branche de la famille malayo-polynésienne, qui se retrouve jusqu’à Madagascar.
 
Des vestiges témoignent de la Polynésie ancienne. Ainsi, les marae sont des temples de pierres en forme de pyramides à degrés, avec une enceinte. Chaque famille noble (les ari’i) possédait son marae. Certains ont été préservés et restaurés, comme le marae Arahurahu, sur la commune de Pa’ea à Tahiti. Les plus beaux marae sont ceux de Maeva sur l’île de Huahine aux îles Sous-le-vent et surtout celui de Taputapuatea à Raiatea qui fait l’objet d’une procédure de classement par l’UNESCO au patrimoine mondiale de l’humanité. Les Marquises se caractérisent davantage par leurs tiki, colossales statues de pierres qui hantent les forêts et également de grands Marae appelés pae pae.
 
Les Polynésiens sont un peuple de la mer. Celle-ci tient une place de choix dans la culture mais aussi dans les activités sportives. Ainsi, les courses de pirogues sont très prisées et donnent lieu à de grandes compétitions. Le surf (inventé par les anciens polynésiens) est également très pratiqué sur les spots de Teahupo’o (site de la Billabong pro), Taharu’u, Papeno ’o ou Ta’apuna sur l’île de Tahiti.
 
La Reine Pomaré IV
1813 - 1877
Dernière grande souveraine de Tahiti, la Reine Pomaré IV étend son royaume aux îles Australes puis conclut des alliances avec les autres îles de la Société, constituant ainsi le territoire de l’actuelle Polynésie française.
En 1842, elle sollicite le protectorat de la France.
La culture polynésienne a inspiré de nombreux artistes tels que : le peintre Paul Gauguin (deux musées lui sont consacrés à Papeari et aux Marquises), les écrivains Jack London, Herman Melville et Victor Ségalen, qui séjournèrent à Tahiti, le chanteur Jacques Brel, qui repose aux Marquises dans le même cimetière que Paul Gauguin, l’explorateur Paul-Emile Victor…

Dessertes aériennes et maritimes

La Polynésie française dispose d’un aérodrome international à Tahiti, Tahiti Faa. Air France et Air Tahiti Nui assurent la desserte régulière du territoire avec la métropole via Los Angeles ou via Tokyo. Air New Zeland, LAN et Hawaiien Air Line désertent également la Polynésie française. 
 
Les aérodromes secondaires de Bora-Bora, Rangiroa et Raiatea permettent la desserte des autres îles, assurée par des compagnies locales.
 
Papeete possède également un port qui permet d’accoster en Polynésie française, depuis Marseille ou Le Havre, par exemple. Les liaisons inter-insulaires sont assurées par des armements privés.
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Médias

Isolée au milieu du Pacifique, la Polynésie française n’en est pas moins reliée au reste du monde grâce aux médias.
Presse écrite : « La Dépêche de Tahiti » informations locales et internationales du Groupe Médias Polynésie, « Tahiti Infos » distribué gratuitement cinq fois par semaine et le magazine d’information général « Tahiti Pacifique » qui parait deux fois par semaine.  
Télévision : « Polynésie 1er » chaîne publique, gratuite, intégrée à France Télévision, qui propose des émissions locales et métropolitaines. « TNTV » Tahiti Nui Télévision, chaîne de télévision territoriale, gratuite et « 100% fenua ».
Site d’informations : « Tahiti Infos » site d’informations locales et de la région Pacifique. « Tahiti today » site d’informations politiques. « Tahiti news » site d’informations générales.
Stations de radio : Il y a près de 30 radios pour moins de 270 000 habitants. Les principaux sont :  « Polynésie 1er » « Radio 1 » « Tiare FM » « Taui FM » « Radio te reo o tefana » « NRJ Tahiti » « Rires et chansons »« Radio Marquises » Ces nombreuses radios locales privées témoignent d’une grande vitalité.
 
En savoir plus :

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tahititoday.com

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www.radio1.pf

 
Le Haut-Commissariat de Polynésie française
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