Publié le 16 novembre 2016

Martinique - Histoire

La première date de l’histoire officielle de la Martinique est l’arrivée de Christophe Colomb, en 1502, le jour de la Saint-Martin.

Martinique précolombienne

L’île est habitée depuis plus de 2 000 ans avant J.-C. Les Arawaks étaient présent environ 100 ans avant notre ère avant d’être chassé par les Indiens Caraïbes qui se rendent maîtres de l’île en 1350. Ces deux peuples étaient originaires du bassin de l’Orénoque dans l’actuel Vénézuela. La Martinique connait différent nom : Madidina, « l’île aux fleurs » ou Jouanacaera, « l’île aux iguanes »

Histoire de la Martinique de 1502 à 1946

Christophe Colomb y débarque le 15 juin 1502, jour de la Saint-Martin, sur le site de ce qui est aujourd’hui la commune du Carbet. Puis les Français prennent possession de l’île à partir du débarquement du flibustier Pierre Belain d'Esnambuc le 15 septembre 1635. Les premiers colons agissent pour le compte de la Compagnie des Îles d’Amériques créée la même année par le cardinal de Richelieu et fondent le Fort-Saint-Pierre puis le Fort-Royal qui deviendront les villes de Saint-Pierre et de Fort-de-France.

La cohabitation entre colons français et Caraïbes se caractérise par des périodes d’ententes et d’autres plus sanglantes. À la fin du XVIIe siècle, les Caraïbes quittent l’île. Des communes commes Case-Pilote ou Rivière-Pilote, nommées en l’honneur de chefs caraïbes demeurent. Les colons y développent la culture de l’indigo, du café puis de la canne à sucre. Cette économie agricole se base sur l’esclavage et la traite négrière qui sera règlementée à partir de 1685 et la publication du Code noir par Colbert, ministre des Finances de Louis XIV.

Lors des guerres de la Révolution, la Martinique est conquise en 1794 par les Anglais qui empêchent l’abolition de l’esclavage. Récupérée par la France suite au traité d’Amiens, l’esclavage y est maintenu par Napoléon. La Révolution de 1848 trouve un écho en Martinique où des esclaves se révoltent pour que l’abolition de l’esclavage s’applique sans délais ce qu’ils obtiendront dès le 27 mai 1848. François Perrinon, le premier mulâtre à intégrer l’École polytechnique apporte les décrets d’abolition de l’esclavage depuis Paris quelques jours plus tard. A la chute du Second empire, la bourgeoisie de couleur s’installe dans le paysage politique et la Martinique est toujours représentée au Parlement depuis 1871.

Le début du XXe siècle est l’occasion de grèves pour réclamer une meilleure reconnaissance de la part de l’Hexagone. Environ 23 000 Antillais et Guyanais partiront de Fort-de-France pour se battre en Europe durant la Grande Guerre de 1914-1918. La Martinique réclame dès 1938 par une résolution unanime son assimilation en département français.

De 1946 à nos jours

La Martinique est un département français d’Outre-Mer, depuis la loi du 19 mars 1946 adoptée après des débats importants au Parlement au cours desquels, Aimé Césaire alors jeune député-maire et rapporteur des projets de loi de départementalisation prend la parole dans l’hémicycle de l’Assemblée nationale :

« Avant même d’examiner le bien fondé de ce classement, vous ne pouvez manquer de saluer ce qu’il y a de touchant dans une telle revendication des vieilles colonies. A l’heure où çà et là des doutes sont émis sur la solidarité de ce qu’il est convenu d’appeler l’empire, à l’heure où l’étranger se fait l’écho des rumeurs de dissidence, cette demande d’intégration constitue un hommage rendu à la France, et à son génie, et cet hommage dans l’actuelle conjoncture internationale prend une importance singulière »

Du 20 au 22 décembre 1959, les Martiniquais se révoltent contre les injustices au sein de l’île mais également entre l’île et la métropole. Ces émeutes sont réprimées dans le sang puisque trois personnes perdront la vie dont un mineur de quinze ans.

Le général de Gaulle présente des décrets visant à renforcer les pouvoirs de consultation des conseils généraux des départements d’Outre-Mer en mai 1960. Ces derniers voient leurs pouvoirs s’accroître dans le domaine législatif et réglementaire, ainsi qu’en matière financière. En 1982, sous l’impulsion de la loi Defferre, la Martinique est érigée en région monodépartementale. En 2010, les Martiniquaises et les Martiniquais adoptent le référendum créant une collectivité unique. La Collectivité territoriale de Martinique s’installe à la place du conseil général et du conseil régional.

 

 

Bibliothèque Schoelcher
Photo © Comité Martiniquais du Tourisme D. Giral
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