Publié le 7 novembre 2016

La sécurité civile Outre-mer

Les territoires des outre-mer sont très fortement exposés aux risques naturels. Ils cumulent tous les types de risques naturels (séisme, tsunami, cyclone, volcan, inondations, glissements de terrains, etc.), dont certains peuvent atteindre des niveaux extrêmes (séisme, éruptions de volcans explosifs, ouragan de classe IV et V). Les risques technologiques y sont également présents, concentrés dans les zones portuaires qui accueillent les installations de stockage des hydrocarbures importés.

Par ailleurs, en raison de leur insularité et de leur éloignement, ces territoires sont confrontés d’une part à des risques d’effets « domino » en cas de crise majeure, c’est-à-dire d’affaiblissement de l’ensemble des réseaux, et d’autre part à une difficulté pour acheminer rapidement des moyens nationaux.
 
Le gouvernement prête donc une attention particulière aux moyens déployés dans les outre-mer, notamment aéroportés. Ainsi, pour prévenir le risque incendie à La Réunion, un avion bombardier d’eau (DASH 8) y est déployé dès le début de la saison sèche (début octobre). Un effort significatif a été fait envers les territoires ultra-marins ces deux dernières années : en 2013, un nouvel hélicoptère de la sécurité civile (EC-145) a été positionné en Martinique tandis qu’un hélicoptère gendarmerie (Ecureuil B2), plus performant, a remplacé l’un des deux déployés à la Réunion. A compter du printemps 2014, un hélicoptère EC-145 de la sécurité civile a été mis au service de la population guyanaise pour les opérations de secours à personne.
 
L’organisation de la sécurité civile dans les DOM ne présente pas de différence statutaire par rapport aux départements métropolitains et repose sur les services départementaux d’incendie et de secours.  En revanche, dans les collectivités, où la sécurité civile relève essentiellement encore d’une gestion communale des moyens de secours, le ministère des outre-mer alloue chaque année des aides financières aux représentants de l’Etat (hors Nouvelle-Calédonie) destinées à améliorer le niveau d’équipement des moyens de sécurité civile. Depuis 2014, un effort particulier est consacré à l’amélioration de l’organisation de la réponse de sécurité civile et des moyens dédiés à Wallis-et-Futuna, soumis à une large gamme de risques naturels avec des moyens de sécurité civile limités, dont l’emploi est coordonné directement par l’Administrateur. Enfin, ces crédits financent également l’installation et l’entretien d’un réseau marégraphique sur le bassin Pacifique utilisé pour approfondir les connaissances sur l’aléa tsunamique dans la région.
 
Géré par le ministère des outre-mer et expression de la solidarité nationale, le fonds de secours est un outil financier qui permet l’indemnisation des dégâts matériels causés aux biens non assurés des particuliers, petites entreprises, agriculteurs et collectivités locales endommagés par un aléa naturel d’une ampleur exceptionnelle.
 
Le fonds de secours a été mobilisé en 2015 à hauteur de 7 692 692,091 : 5, 8 M€  au titre des aides à la réparation des réseaux routier, d’adduction d’eau et d’assainissement des collectivités locales de Mayotte suite au passage du cyclone HELLEN en mars 2014, 1,2 M€ au titre de l’indemnisation des dommages causés par le cyclone GONZALO et les fortes pluies de l’automne 2014 à Saint-Martin et Saint-Barthélemy. En outre, 137 500 euros ont été mobilisés en extrême urgence en Martinique et en Polynésie française pour venir en aide aux collectivités et aux sinistrés à la suite des inondations qui ont touché ces deux territoires à l’automne 2015.
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